Peur des clowns
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Peur des clowns : que se cache derrière la coulrophobie ?

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« Terrifier », « Joker », « Ça », « Les Clowns tueurs venus d’ailleurs »… Autant de films à succès que beaucoup adorent. Il n’est pas étonnant que les clowns gagnent en popularité. Mais pour certains, ils sont loin d’être de simples personnages comiques destinés à nous faire rire. C’est d’autant plus vrai lorsqu’on souffre de « coulrophobie ». Vous l’aurez sûrement deviné, il s’agit de la peur des clowns. Comme toute autre phobie, celle-ci provoque une longue série de symptômes liés à des troubles anxieux. Peut-être que leur rôle au petit écran a participé au renforcement de cette appréhension. Cependant, les scientifiques l’expliquent surtout par la peur de l’inconnu. En effet, avec le maquillage et le déguisement, il s’avère effectivement plus difficile de déchiffrer le langage corporel de ces individus. L’imprévisibilité se hisse ainsi en tête de liste quand on parle des causes, mais elle n’est certainement pas la seule.

Alors, quelles sont les autres origines possibles ? Que faire pour dépasser la peur des clowns ? Et quelle thérapie suivre si on a besoin d’aide ? Retrouvez les réponses dans cet article.

La coulrophobie en quelques lignes

Depuis leur première apparition dans le monde des cirques équestres d’Angleterre au XVIIIe siècle, les clowns ont connu une véritable évolution. S’ils étaient autrefois classés au même rang que les bouffons pourvoyeurs de blagues, la situation a bien changé de nos jours. En effet, ce sont des personnages cinématographiques particulièrement appréciés par Hollywood. C’est peut-être pour cette raison d’ailleurs que beaucoup parlent de « la peur américaine » lorsqu’il s’agit de la peur des clowns.

Il suffit alors de revenir sur le succès de caractères comme « Grippe-Sou le Clown dansant » (héros d’un thriller de Stephen King) ou encore le clown démoniaque de Damien Leone dans All Hallows’ Eve. Quoi qu’il en soit, l’aspect comique se serait détaché de leur caractéristique suite à l’arrestation de John Wayne Gacy, l’un des tueurs en série les plus connus aux États-Unis. Non seulement il était un clown, mais il aurait aussi tué au moins 33 personnes. Si cet évènement a modifié l’image de ces personnages dans l’inconscient collectif des Américains (contribuant ainsi à l’apparition de la peur des clowns), il a aussi participé à l’expansion de leur popularité en tant qu’« individu présentant des comportements psychotiques ».

Quoi qu’il en soit, cette peur est considérée comme une phobie spécifique de nos jours. Les scientifiques lui ont même attribué un nom « la coulrophobie ». Ce terme vient du grec ancien « kôlobathristes » (signifiant acrobate qui est sur des échasses). D’ailleurs, cette phobie provoque des sentiments d’angoisse et d’anxiété intenses à la vue de clowns ou d’images de clowns. Il est généralement difficile de les maîtriser une fois soumis à une situation phobogène.

Pourquoi a-t-on peur des clowns ?

coulrophobie

Il convient tout d’abord de préciser que la coulrophobie touche les personnes de tous les âges et de tous les sexes. Cependant, les femmes seraient beaucoup plus susceptibles de développer cette peur. Une étude menée à l’université de Sheffield, du nord de l’Angleterre, a notamment permis de constater que les clowns sont universellement détestés par les enfants. Les recherches se sont concentrées sur des individus âgés de 4 à 16 ans. Ils trouvaient alors que les images de clowns exposés dans les départements de pédiatrie des hôpitaux sont plutôt effrayantes et inconnues. 7,8 % des Américains auraient aussi peur des clowns. C’est en tout cas ce qu’a révélé une autre enquête de l’université Chapman, en Californie.

Quoi qu’il en soit, comme toute autre phobie (à l’instar de la peur du noir), la coulrophobie s’accompagne de nombreuses manifestations physiques. Parmi les symptômes les plus fréquents, on retrouve :

  • L’accélération du rythme cardiaque ;
  • La gêne respiratoire ;
  • Les nausées ;
  • Les tremblements et
  • L’excès de transpiration.

À l’origine de cette peur, on recense également plusieurs causes. Bien évidemment, on peut citer en premier lieu l’image effrayant des clowns dans les films d’horreur. Les médias participeraient effectivement à l’enracinement de la peur des clowns. Il peut s’agir d’une peur inconsciente, mais qui peut parfois provoquer une attitude d’évitement de la part du sujet. C’est d’autant plus vrai lorsque les personnes sont exposées à ces images menaçantes à un âge impressionnable. Les conséquences peuvent dans ce cas persister au-delà des soirées pyjama.

Les expériences personnelles

Il n’est pas rare que les traumatismes passés aient des répercussions sérieuses sur notre vie en tant qu’adulte. Ces évènements peuvent effectivement engendrer un manque de confiance en soi qui persiste des années après leur survenue. Il en est de même pour la peur des clowns.

Peut-être que vous avez été confronté à un clown qui vous a laissé paralysé de quelque manière que ce soit auparavant. Vous vous êtes alors senti coincé, incapable d’échapper à la situation. Résultat, votre cerveau associe son image à un danger. Bien que ce ne soit pas toujours le cas, il peut arriver que ces souvenirs vous échappent toutefois. Alors, il peut être particulièrement judicieux d’en discuter avec un thérapeute ou un membre de votre famille.

Par ailleurs, certains spécialistes avancent également la théorie selon laquelle une phobie (à l’instar de la peur des clowns) peut être « apprise » dès le plus jeune âge. C’est simple, une personne d’autorité (généralement un parent) ayant une phobie peut vous inciter à développer une peur similaire. En effet, notre environnement influence grandement notre façon de penser. C’est pour cette raison que nous avons tendance à craindre les mêmes choses que nos proches. S’ils ont ainsi une réaction intense face à un clown, cela peut aussi vous inciter à ressentir la même chose.

Que disent les scientifiques ?

Selon les psychologues, la coulrophobie est assez courante. Les symptômes diffèrent toutefois d’un individu à un autre. Si la peur des clowns provoque une appréhension légère plutôt facile à gérer chez certains, d’autres peuvent ressentir une véritable angoisse paralysante. La crainte commence habituellement dans l’enfance, mais il n’est pas rare qu’elle se poursuive jusqu’à l’âge adulte. Cependant, les scientifiques y associent une cause bien plus profonde que la simple influence du cinéma.

Une réaction instinctive pour nous protéger.

Rappelons par exemple que l’arachnophobie (la peur des araignées) s’explique par notre évolution. Il s’agit ainsi d’un réflexe inné qui nous pousse à éviter les dangers, exposés par les figures menaçantes et dangereuses. Eh bien, la peur des clowns émanerait de ce même processus. Cette fois-ci, les psychologues attribuent la peur aux déguisements. Pour cause, il s’avère beaucoup plus difficile de décrypter les pensées des clowns en raison de leur accoutrement. Le maquillage coloré et les traits hypertrophiés feraient alors guise de masques qui laissent penser que les clowns cachent quelque chose. Et justement, c’est ce qui susciterait en nous un sentiment de malaise et d’anxiété. Sans parler du fait que l’être humain s’appuie beaucoup sur les expressions faciales — une partie importante de la communication non verbale — lors de ses interactions avec les autres.

La peur des clowns se manifesterait alors à cause du fait que nous sommes incapables de décrypter clairement ce qu’ils pensent. Cela favoriserait d’ailleurs la dissonance cognitive. Ce phénomène se produit lorsque les pensées, les croyances, les émotions et les attitudes sont en contradiction entre elles. Nous perdons nos repères, ce qui rend difficile d’être sûr de soi. Dans le cas d’un clown, le maquillage dissimule non seulement son identité, mais aussi ses sentiments. Il peut également transmettre des signaux contradictoires. Il pourra par exemple avoir un sourire peint sur le visage alors qu’il est en train de froncer les sourcils.

Comment vaincre la peur des clowns ?

Tout d’abord, la prévention est le meilleur remède. Plus concrètement, il s’avère important de respecter les restrictions d’âge dans les salles de cinéma, mais aussi à la maison. Si vous êtes déjà en âge assez indépendant pour le faire, il peut pareillement être intéressant de consulter auprès d’un spécialiste de la santé psychologique. Celui-ci pourra mener une évaluation professionnelle afin de poser un diagnostic précis. Il pourra se concentrer sur les symptômes, mais aussi sur l’impact de la phobie sur votre vie quotidienne dans ce cas. C’est alors qu’il pourra vous recommander les traitements contre la peur des clowns qui seraient les mieux adaptés à votre situation. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir trois thérapies pour ce faire.

Essayer la programmation neuro-linguistique

La programmation neuro-linguistique (PNL) gagne en popularité au fil des années. Ses applications sont nombreuses, en particulier dans le domaine de la confiance en soi. Elle peut également constituer une option de traitement envisageable quand il s’agit de la coulrophobie. Le principe est simple : vous serez amené à avancer dans la connaissance de soi en vous penchant sur vos propres expériences. Cette approche tient également en compte votre peur des clowns, vos pensées, vos sentiments et vos comportements.

Cela vous permettra d’identifier les comportements qui vous sont utiles et ceux qui font obstacle à votre épanouissement. La PNL peut également vous aider à « modifier » vos ressentis quant à un évènement traumatisant du passé impliquant un clown. Pour ce faire, vous devriez vous concentrer sur votre niveau de conscience actuel. Vous associerez ensuite des images plus positives à ces expériences difficiles afin de cesser de subir leurs influences négatives.

Ce faisant, votre cerveau attribuera d’autres codes à celles-ci pour qu’elles prennent une nouvelle signification. Combattre la peur des clowns serait ainsi plus facile dans la mesure où vous serez capable de changer vos croyances selon lesquelles les clowns sont dangereuses.

Selon le degré de votre phobie, une à quatre séances peuvent être nécessaires pour obtenir des résultats satisfaisants.

Demander l’aide d’un psychologue TCC

phobie des clowns

La thérapie cognitive et comportementale revient souvent en termes de traitement contre les troubles d’angoisse. Il est donc tout à fait normal de la retrouver dans les options plébiscitées lorsqu’il s’agit de lutter contre la coulrophobie. L’approche se concentre dans ce cas sur la dissociation de la réponse anxieuse de la situation phobogène causant la peur des clowns.

Le rôle de votre thérapeute ici est de vous aider à identifier les schémas de pensée problématiques pour pouvoir supprimer la peur irrationnelle. Au fil de l’accompagnement, vous sauriez adopter de nouvelles façons plus adaptées pour faire face à ces circonstances. Une fois que ces schémas de pensée sont plus utiles et réalistes, la TCC contribuera à l’élimination progressive des sentiments d’anxiété.

Grâce à ce processus très ciblé de modification des pensées et des comportements, vous pourriez observer des résultats significatifs dès la cinquième séance.

Opter pour l’hypnose pour en finir avec la peur des clowns

La peur est une réaction naturelle face aux dangers, rappelons-le. Toutefois, il se peut que parfois, le problème aille bien au-delà du simple instinct de survie. En effet, la phobie peut être handicapante lorsqu’elle est particulièrement intense. Elle entraîne souvent une anxiété grave et des crises de panique. Néanmoins, le processus a souvent lieu au niveau de l’inconscient. C’est justement pour cette raison qu’il se révèle avantageux d’opter pour l’hypnothérapie. Elle vous permettra de modifier ou d’améliorer vos relations avec le monde qui vous entoure.

Si un parent a par exemple peur des clowns (ou peur du vide), la réponse instinctive de l’enfant est de les considérer comme une menace. Avec le temps, ce message erroné peut être renforcé et une exposition répétée risque d’aggraver la peur. Lors des séances de thérapie, le professionnel de l’hypnose évaluera l’intensité de la coulrophobie chez vous et son impact au niveau individuel.

L’approche qu’il adoptera pour réduire la réaction phobique dépendra de ces facteurs et plus précisément de vos besoins. Le spécialiste vous aidera également à améliorer la confiance en soi pour que vous gardiez votre calme lorsque vous êtes confronté à une situation exacerbant la peur des clowns.

Une ou deux séances peuvent suffire dans ce cas.

Conclusion

La coulrophobie est une phobie spécifique qui peut toucher tout le monde. Et ce, indépendamment de l’âge et du sexe. À son origine, on peut citer l’influence de l’industrie cinématographique qui prône une image terrifiante de ces personnages. Comme toute autre phobie, une expérience traumatisante et un environnement propice au développement de cette crainte excessive peuvent également en être la cause. Cependant, ce serait surtout le maquillage qui cache à la fois l’identité et les expressions faciales de ces derniers qui favorise la peur des clowns. Heureusement, les thérapies sont nombreuses pour vous aider à vous en débarrasser. Citons la PNL, la TCC et l’hypnothérapie. Pensez aussi aux exercices de sophrologie pour gérer les sentiments d’angoisse.

Et voilà ! Vous savez tout sur la coulrophobie. Si vous souhaitez, vous pouvez raconter votre expérience personnelle dans les commentaires. Et si l’article vous a plu, partagez-le sur les réseaux sociaux.

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Mathieu Vénisse

A propos de l’auteur

Après avoir obtenu mon Master en Sciences à l’Université de Nantes en 2009, je travaille pendant 4 ans en tant qu’ingénieur d’études auprès des plus grands noms français de l’aérospatiale, du nucléaire et du militaire. En février 2012, alors que je ne trouve plus aucun sens dans mon métier, je crée l'écosystème "Penser et Agir". C’est ainsi que je renoue avec mes passions : la psychologie, le développement personnel et l’entrepreneuriat. J’adapte à la psychologie et au développement personnel la logique et la structure des raisonnements que j’ai acquis en tant qu’ingénieur d’études pour créer ma propre approche : Le développement personnel par l’Action. Aujourd'hui, Penser et Agir, c'est plus de 100 000 visiteurs par mois, plus de 150 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui m'ont déjà fait confiance en suivant mes programmes en ligne et plusieurs sites internet dédiés dont Prendre-Confiance.fr fait partie. Pour en savoir plus : Qui est Mathieu Vénisse ?

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